Arnaud Lamoureux arrive toujours à partager sa passion et à faire découvrir quelque chose.

En marge de faire apprécier les paysages viticoles, Arnaud Lamoureux, vigneron des Riceys et membre du comité local Côte des Bar de la Mission coteaux, maisons et caves de Champagne aime sensibiliser les jeunes à leur environnement proche. Et parce que tout ne s’apprend pas en classe, ils les invitent régulièrement à ouvrir les yeux, observer et être curieux à propos de ce qui les entoure.
Pour faire suite à une visite de jeunes de la Mission locale de la Côte des Bar aux Riceys l’an passé, pour une découverte du paysage vertical, il a accueilli un nouveau contingent, mardi matin, afin de leur montrer la large facette de métiers liés à la viticulture et l’œnologie. Une action de valorisation du vignoble avec l’association Cap’C et la Fondation du patrimoine qui entre dans le cadre des 10 ans d’inscription de la Champagne au Patrimoine mondial Unesco.
De nombreux métiers connexes
Car on n’y pense pas toujours, mais en marge des métiers de la vigne et du vin eux-mêmes, interviennent de nombreux professionnels qui se sont spécialisés pour répondre aux attentes et besoins des vignerons. C’est ainsi qu’Arnaud Lamoureux a conduit les jeunes en quête de projet professionnel chez Alexandre Bonnet et au champagne Bauser.
Tandis que Julie Bauser faisait découvrir cette belle maison de champagne et les métiers rattachés y compris de l’accueil et la commercialisation, Arnaud Lamoureux pointait au long de la visite d’autres métiers et notamment ceux du bâtiment. Il en fut de même avec le chef de cave de chez Alexandre Bonnet, Irvin Charpentier, pour d’autres métiers à valoriser.
La construction de l’outil de travail des vignerons aussi verticale que les paysages, les matériaux employés dans les caves ou cuveries, les évolutions perpétuelles des bâtiments au fil des générations, de la métamorphose de l’exploitation ainsi que des progrès techniques, ont été mis en exergue. « Si l’on sait regarder, on voit les traces de toute cette évolution et des différents corps de métier qui interviennent », a insisté Arnaud Lamoureux sachant adapter son propos, le lier à la facette culturelle du champagne. Et d’encourager les jeunes à regarder du côté des métiers manuels qui donnent de la satisfaction ! «  Il faut apprendre à faire les choses pour ensuite pouvoir évoluer », a-t-il conseillé notamment.
«  Après cette matinée et deux précédentes sorties au centre de formation professionnel viti-vinicole Cœur de vigne et à Baroville, les jeunes que nous suivons ont de quoi repérer une ou plusieurs spécialités qui pourraient leur convenir », s’est réjouie Christiane Houel, la directrice de la Mission locale. Les jeunes, quant à eux, ont matière à réfléchir.