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Promotion du vignoble de la Côte des Bar, Montgueux et Villenauxe la Grande. 69 Grande Rue de la Résistance 10110 Bar-sur-Seine
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Très précoces, les vendanges ont débuté, lundi matin, sur la Côte des Bar.
Reportage du côté de Buxeuil et Polisy où les premiers coups de sécateur ont été donnés dans une ambiance décontractée.

«Quand arrive la Saint-Bernard, si tu n’es pas en retard, ton blé n’est plus sous le hangar.» Et si la pluie du 20 août fait mûrir les grains en retard, il est pourtant bien rare que l’on vendange ce jour-là. C’est pourtant ce qui est arrivé, hier.

Dans l’Aube, quatre communes étaient autorisées à vendanger pour cette Saint-Bernard : Polisot, Polisy, Buxeuil et Balnot-sur-Laignes. On était certes loin des bouchons sur les chemins de vignes, mais les enjambeurs s’activaient sur les coteaux pour effeuiller les ceps de pinot noir et de chardonnay. La majorité des viticulteurs de la Côte des Bar commencera en effet les vendanges cette semaine.  I ❤ #CotedesBar👍

Quelques vignerons ouvraient le bal, dès hier, notamment du côté de Buxeuil. « Cette première coupe, on l’a réservée pour le champagne rosé. Ce sont des petits raisins et ça monte en degrés. C’est idéal pour le rosé de macération », explique Pascal Leblond-Lenoir devant ses ceps de pinot noir.
Le patron de cette exploitation de 11 hectares a commencé, hier, avec huit vendangeurs, mais ils seront une quarantaine dès aujourd’hui.
Chacun a sa technique pour éviter le lumbago. Ici, une « ceinture frisbee » pour glisser au gré de la pente du coteau et des raisins. – Jérôme Bruley
Payés au kilo ou à l’heure, les coupeurs auront des journées bien remplies pendant une bonne semaine : de 7 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. Et cette année encore, le recrutement de la main-d’œuvre s’est avéré compliqué. « Il y a moins de gens disponibles quand on commence en août, reconnaît Pascal. Ce n’est pas simple. » Dans les rangs, ses huit cueilleurs s’activent : Marie venue avec Poulette et Nory, ses deux chiens bâtards, Manchou, un vieil habitué, Marion, Christine, les deux Vincent… Ils viennent de toute la France : Picardie, Savoie, Bretagne, Beauce…

Sur le coteau d’en face, toujours sur le finage de Buxeuil, c’est quasiment l’internationale du vendangeur. Sur la parcelle des Sourds, on croise l’Égyptienne Noha, Alex le Français, mais aussi Andres et Hector, deux Espagnols d’Alicante. Marlène, elle, est une professionnelle de la vigne : « cela fait trente ans que je travaille pour Bourgoin à Neuville. Et on attaque les vendanges vendredi. Là, je suis venue dépanner ».
Dans les rangs d’à côté, un groupe de Vietnamiens de Troyes et un autre d’Albanais qui activent eux aussi les sécateurs.
Sur la parcelle des Sourds, on croise l’Égyptienne Noha, les Espagnols Andres et Hector, mais aussi des Albanais et de nombreux Vietnamiens de Troyes. – Jérôme Bruley
« Les Vietnamiens, c’est la deuxième année qu’ils viennent. Les Albanais, cela fait quinze ans. Ce sont des gens qui travaillent vite », précise Noël Leblond-Lenoir.
L’oncle de Pascal a recruté une soixantaine de tâcherons pour récolter les raisins de ses 14 hectares.
Et la récolte s’annonce bonne. « On a eu deux hectares et demi grêlés par l’orage du 5 mai : on fera entre 4 000 et 5 000 kilos à l’hectare. Mais ailleurs, la récolte semble bonne. Cela mûrit bien. Depuis deux jours, cela prend des degrés. Et on a déjà une chute d’acidité. On aurait dû commencer avant ou alors il faudrait pouvoir couper tout en même temps ! »
🍇🍾🥂
À quelques kilomètres, sur le finage de Polisy, Réol confirme : « La récolte s’annonce vraiment bonne. L’état sanitaire des raisins est superbe.
On a battu le record d’un début de vendange en commençant dès le vendredi 17 août sur nos vignes de la Marne. On a même des parcelles à 12 º avec une belle qualité. Mais beaucoup de Marnais attendent pour vendanger alors qu’ils ont plus de degrés que dans l’Aube. Les mentalités sont différentes. Ici, dans l’Aube, les vignerons sont plus jeunes et font des vins qui sont souvent plus sur la fraîcheur », ajoute l’aîné des frères Beaufort en haut de sa parcelle du Jardinot.
Dans le village de Polisy, ses deux frères Amaury et Constant s’activent déjà dans le pressoir de 4 000 kilos pour tirer les premiers jus du cru 2018.
La récolte des sept hectares de vignes devrait donner près de 80 000 cols.

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